Matthias, secrétaire administratif

Interview

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« C’est gratifiant de savoir que mon travail a un sens et que je contribue, à mon échelle, au bon fonctionnement de la Justice. »
 

Matthias est secrétaire administratif. Animé par le sens du service public et de l'intérêt général, il ne pouvait pas travailler ailleurs que dans un ministère régalien. C’est pourquoi il a mis ses compétences au service de la Justice. Actuellement en poste à la direction des services judiciaires (DSJ), au sein d'un service administratif régional (SAR), il assure la gestion opérationnelle de la formation des agents et des concours internes. C’est avec enthousiasme et motivation que Matthias partage son expérience.

Pouvez-vous vous présenter rapidement ? 

Après un baccalauréat technologique, j'ai obtenu un BTS puis une licence professionnelle dans le secteur commercial. J'ai effectué l'ensemble de ce cursus en alternance.

En 2022, souhaitant mettre mes compétences au service de l'État, j'ai passé le concours externe d'adjoint administratif (catégorie C). Admis, j'ai choisi d'intégrer la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ). Cette expérience s'est révélée particulièrement enrichissante et a confirmé mon souhait de m'investir durablement au sein du ministère.

Fort de cette première expérience, j'ai souhaité évoluer vers des missions de conception en passant, en 2024, le concours externe de secrétaire administratif (catégorie B).

Pourquoi avez-vous choisi de travailler au ministère de la Justice ?

Avant tout parce que c’est un ministère régalien. Je souhaitais que mon action quotidienne s'inscrive dans le cadre du service public et contribue directement à l'intérêt général. Ce qui m’a convaincu, c'est la richesse et la diversité des postes proposés au ministère de la Justice. Avec ses différentes directions métiers, qu’il s’agisse des services judiciaires, de l’administration pénitentiaire ou de la protection judiciaire de la jeunesse, il offre une mobilité et des perspectives de carrière qu'on trouve peu ailleurs.

Quelles sont vos missions à votre poste actuel ?

Au sein de la DSJ et plus particulièrement du SAR, j'assure la gestion opérationnelle de la formation et des concours.

Pour le volet formation, j’aide à la coordination de l'ensemble du processus administratif et logistique : de la programmation sur nos outils internes à la gestion des prestataires et des salles. Je contribue également à l'élaboration du plan de formation annuel et au suivi budgétaire, tout en répondant aux sollicitations des agents.

Concernant les concours internes et examens professionnels, je seconde la mise en œuvre matérielle. Cela inclut la réservation des sites, le suivi des inscriptions, l'envoi des convocations ainsi que la surveillance et la sécurisation des épreuves.

Mon rôle est donc de garantir la continuité et la conformité de ces dispositifs essentiels au parcours professionnels des agents.

Qu’est-ce qui vous apporte le plus de satisfaction dans votre poste ?

Ce qui m'apporte le plus de satisfaction, c’est avant tout le sentiment d’être concrètement utile au bon fonctionnement de notre institution.

Ma mission au service de la formation et des concours me permet d'accompagner les agents dans leurs projets de carrière. Il est satisfaisant de constater la réussite professionnelle des agents du ressort qui ont bénéficié de formations organisées par notre service. On voit l'impact direct de notre travail.

C’est gratifiant de savoir que mon travail a un sens et que je contribue, à mon échelle, au bon fonctionnement de la Justice.

Selon vous, quelles sont les qualités et compétences requises pour être secrétaire administratif ?

Concernant les qualités humaines : la discrétion est la qualité première, car nous traitons des informations sensibles. La confidentialité est donc la base de notre métier. Il faut aussi être animé par le sens du service public et l'intérêt général. Enfin, j'ajouterais qu'il faut être curieux : c'est cette curiosité qui permet de comprendre l'environnement judiciaire et de s'adapter aux évolutions du ministère. 

Pour ce qui est des compétences techniques : il faut être organisé dans son travail pour gérer les priorités et anticiper les missions afin d’assurer la continuité du service. La maîtrise d’outils numériques comme le Pack Office est un plus.

Avez-vous des conseils pour réussir ce concours ?

Selon moi, il est indispensable de maîtriser les fondamentaux de la fonction publique, notamment les droits et obligations du fonctionnaire. 

Ensuite, il faut faire preuve d’une grande curiosité d’esprit. Je conseille de s'intéresser quotidiennement à l'actualité : écouter la radio, suivre les informations. Les épreuves demandent souvent de mettre les sujets en perspective avec les enjeux de société.

Enfin, il faut être stratégique : il est essentiel de connaître l’organisation des ministères qui proposent des postes au concours, et plus particulièrement celle du ministère de la justice. Il faut comprendre comment l’institution est structurée pour montrer, dès l’oral, que l’on se projette déjà concrètement dans ses futures fonctions. C’est cette préparation de fond qui permet de faire la différence le jour J.

Pourquoi choisir le ministère de la Justice lors de son inscription au concours ?

Pour sa diversité de ses métiers et la richesse des compétences développées au sein de ses différentes directions. 

C’est aussi un ministère qui accompagne ses agents. Lorsque j’ai pris mes fonctions, je redoutais un peu car je n’avais pas beaucoup de connaissances en droit. Mais la formation d’adaptation à l’emploi (FAE) et le système de tutorat permettent une prise de fonction sereine et sécurisée. Au-delà de cet accompagnement, le ministère offre d'innombrables opportunités d'évolution. Des formations spécifiques sont d'ailleurs dédiées à la préparation des examens professionnels pour vous permettre de progresser rapidement.

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