Portrait d'une éducatrice

Justine, éducatrice de la protection judiciaire de la jeunesse

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Interview

Justine est entrée dans la protection judiciaire de la jeunesse en 2014 comme volontaire en service civique. Elle travaillait alors dans un foyer pour mineurs sous main de justice en parallèle de ses études. Elle s’est alors vue proposer un poste de contractuelle avant de passer le concours d’éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse qu’elle a obtenu du premier coup. En septembre 2015, elle fait sa rentrée à l’École nationale de la protection judiciaire de la jeunesse (ENPJJ) de Roubaix avant d’intégrer la structure de la Garenne Colombes où elle exerce aujourd’hui. Rencontre.

En quoi consiste votre activité ?
Éducatrice de la protection judiciaire de la jeunesse, je travaille depuis 2016 dans une unité éducative en milieu ouvert (UEMO) à la Garenne Colombes (Hauts-de-Seine) au sein d’une équipe pluridisciplinaire composée d’éducateurs, de deux psychologues, d’un assistant de service social. J’interviens auprès de mineurs sous main de Justice que je vois en moyenne toutes les trois semaines. Je conduis des investigations, élabore des projets individuels et en assure le suivi. Un mardi sur deux, je me rends à la maison d’arrêt de Nanterre au quartier des mineurs. J’y anime un atelier de philosophie avec parfois une collègue psychologue ou des intervenants extérieurs. Je suis également parfois quelques jeunes dans le cadre de la protection de l’enfance

Qu’est-ce qui vous intéresse le plus dans votre activité ?
Le travail en maison d’arrêt m’intéresse beaucoup bien que les conditions de travail soient assez difficiles en prison. C’est très formateur. J’aime beaucoup y animer mon atelier philosophie. Je passe de très bons moments et c’est très agréable de les voir réfléchir autour de concepts philosophiques. Ça m’apprend beaucoup sur les jeunes et sur ma pratique J’aime être sur le terrain, rencontrer des gens, apprendre des jeunes...

Quels conseils donneriez vous à un candidat au métier ?
Dans ce métier, il faut savoir se remettre en question notamment quand un jeune passe de nouveau à l’acte. C’est un moment où on se demande pourquoi. Est-ce qu’on a loupé quelque chose ? Il faut savoir aussi se détacher un peu émotionnellement. On a une obligation de moyen mais pas de résultat. Pour exercer ce métier, il faut de la bienveillance, du bon sens et savoir prendre soin des autres.

 

Le métier d'éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse

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